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© 2016 Compagnie les Grisettes. Créé avec Wix.com

Et je suis grande et forte et belle

Creation 2005

 

Mise en scène : Anna Zamore 

Création musicale : Aurélien Defrain  Décors : Virginie Drougard

Lumières : Thomas Godefroy 

 

Avec : Emilie Lefranc, Laure Poudevigne et Joannie Ruiz.

 

Et je suis grande et forte et belle a été créé le 17 Juin 2005 au théâtre de l’université Paul Valéry.

 

Il a été repris en décembre 2005 à l'Outil Théâtre et en Juin 2007 à Brissac pour le théâtre de l'Albarede en itinérance.

 

 

Création originale d’après :

Saga des habitants du Val de Moldavie de Marion Aubert Temporairement Epuisé d’Hubert Colas Chroniques des jours entiers et des nuits entières de Xavier Durringer Zorg et la centrifugeuse à rêves de Paul Feld Et jamais nous ne serons séparés de Jon Fosse Médée Kali de Laurent Gaudé L’inattendu de Fabrice Melquiot Et Je me tiens devant toi nue de Joyce Carol Oates

Et je suis grande et forte et belle, voilà ce que ces femmes voudraient s’entendre dire…

Ce projet est né d’un désir de donner à voir les doutes, ou les convictions, de femmes en devenir ; pour y arriver, nous avons fait se répondre des monologues de dramaturges contemporains, hommes et femmes. Sur le plateau, trois comédiennes qui livrent des fragments d’intimité, des confidences, des revendications : Cri de leur solitude. Cette solitude due à l’absence de l’homme, tour à tour père, amant ou fils, déclenche une prise de parole et propulse ces femmes au devant de la scène. Chacune avec ses nuances, sa voix, son corps, son histoire, se confronte à ce manque et tente de s’en sortir. Chacune se tient devant vous nue, attendant d’être aimée donc sauvée.

 

Notes de mise en scène…

Le spectacle place tour à tour le public en interlocuteur privilégié, par le biais d’une adresse directe, et en voyeur impuissant, témoin d’une intimité à travers le quatrième mur. Le spectateur est aussi interpellé par des actions sonores en off, un hors-jeu qui dialogue avec le plateau. Des décors minimalistes pour une représentation symbolique des lieux où se déroule l’action, pour une mise en valeur de l’espace scénique et pour évoquer le dénuement des protagonistes. Les costumes sont suggérés pour mettre en valeur la générosité du corps de la comédienne qui incarne divers personnages, et qui, telle un régisseur plateau, manipule aussi décors et éclairages. Pour ce qui est de la musique, tissu conjonctif entre les monologues, une création originale d’Aurélien Defrain qui correspond à l’esthétique ambivalente de cette création ; elle met en relation un univers urbain, sale, sophistiqué, et des voix mélodieuses, sensuelles et primitives.

« Et je suis grande et forte et belle » ces femmes le disent aussi avec leurs corps, des corps dansants, séduisants, encombrants, envoûtants, brisés, comblés, vides, hurlants ou murmurants…

Nous voulons chaque reprise de ce spectacle comme de nouvelles naissances, comme de nouveaux fils à dérouler avec ce risque qu’ils cassent et que nous aimons comme tels.